« L'Argentine attire les capitaux »
Soutien du Trésor américain, régime RIGI pour les grands investissements, riesgo país en baisse : le récit veut que les capitaux reviennent.
Mais en regardant ce qui entre vraiment par le marché des changes, ~99 % est de la dette ou des placements spéculatifs, et à peine ~1 % de l'investissement direct productif (usines, mines qui créent des emplois). Pire : sur les 12 derniers mois, plusieurs multinationales ont quitté le pays. L'Argentine reste dernière de la région pour l'investissement étranger réellement entré. (source : CEPAL · UNCTAD) Ce qui « revient », c'est surtout de la dette.
Vert = investissement productif (IED), orange = spéculatif, rouge = dette. Si le vert est invisible, le pays ne finance pas sa croissance : il s'endette.
La prime exigée pour prêter à l'Argentine. Bas = peut emprunter… ce qu'il fait massivement (voir ci-dessus).